10.09.2009

Un vernissage ordinaire

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je participe chaque année à une exposition de groupe dans les rues d’un village du cru, au cru d’ailleurs célèbre et connu des amateurs de VDN (Vin Doux Naturel).

 

 

En avril on nous donne une toile de 1,5 x 1 mètre, et nous nous engageons à rendre la toile ornée de notre œuvre début juin. Thème unique et récurrent : la vigne et le vin.

 

J’en ai parlé plusieurs fois dans ce blog :

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2006/04/21/la-...

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2006/07/10/de-...

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2007/07/index....

 

Depuis déjà pas mal de temps j’avais envie de faire un tableau-charge sur la cérémonie du vernissage.

 

J’ai donc choisi ce thème pour ma toile 2009 : aux vernissages on boit du vin, non ?

 

J’ai créé un nouvel album pour illustrer l’élaboration de cette toile pour laquelle j’ai choisi une gamme de couleurs assez différente de mes couleurs habituelles. Vous jugerez vous-mêmes !

 

 

J’ai décrit l’ambiance habituelle des vernissages après le discours d’usage : les amies qui se retrouvent et ont plein de choses à se dire, les couples qui se forment, et surtout ceux qui ne sont venus que pour avaler le plus possible de morceaux de quiche ou de chips-cacahuètes, généreusement arrosés…de VDN !

 

Et tout le monde se fiche complètement des tableaux !!!

 

C’est une charge, je vous l’ai dit, mais c’est quand même très proche de la réalité !

All20090522DSCF4832.jpg

14.07.2009

Rangements

J'ai entrepris depuis déjà plusieurs jours un grand rangement dans mon atelier personnel. Et ce n'est pas du luxe.

Méthodiquement je mets de l'ordre dans mes placards remplis de matériels ou d'œuvres.

Et je retrouve des choses !!!

Je ne me souvenais pas être si riche en émaux...Un vrai trésor. Mais comme je ne compte pas me remettre à la céramique, un jour ou l'autre il faudra bien que je m'en débarrasse.

Et depuis deux après-midi, je suis en train de ranger mes travaux sur papier. Je retrouve des dessins, des pastels, des peintures de mes débuts. Certains ne méritent que la poubelle, et j'ai jeté un sac de cents litres de pastels et de dessins déchirés...

Mais quelques rescapés retourneront s’entasser dans mes placards en attendant l'auto da fé qui suivra ma disparition...Mais non, je rigole, mes proches s'arracheront ces souvenirs de moi...au moins puis-je l'espérer !

Et voici quelques unes de ces choses qui resteront jusqu’à nouvel ordre sur mes étagères :

Deux de mes premières peintures à l'huile sur papier :

Gimp2009_07140005.JPG
Gimp2009_07140004.JPG

 

Des dessins au pastel croquis rapides devant modèle vivant et retravaillés ensuite en atelier:

 

Gimp2009_07140006Amande.jpg
Gimp2009_07140007Amande.jpg
Gimp2009_07140010.JPG
Une encre aquarellée figurant une allégorie de Gaïa exécutée pour une exposition à thème :
Gimp2009_07140016Amande.jpg

 

 

 

En forme d'oeuf autour de la figure, on peut lire quelques phrases célébrant la paix et le rôle de la femme :

"Ubi solitudinem faciunt, pacem apellant" (Où ils font un désert ils disent qu’ils ont donné la paix)

"Omnia vincit amor "(l’amour triomphe de tout)

"La femme est l’avenir de l’homme"

 

Et je vais continuer ce rangement jusqu'à ce que mon atelier soit exemplaire...j'ai hâte d'avoir terminé, car j'ai plein de projets pour remplir encore mes placards... 

 

 

 

14.06.2009

L'évènement !

Oui, un évènement ! Depuis la création de mon blog photo :

http://lesphotosdamande.blogspirit.com/

je n'avais pas ouvert ici de nouvel album.

Je viens de le faire pour décrire l'élaboration de la toile que j'ai créée pour une exposition de groupe dont le thème était : "la Fée Electricité". Je vous engage donc à le visionner, en haut et à droite de cette page, sous ce titre "La Fée Electricité".

J'ai voulu y décrire l'arrivée de l'électricité dans les foyers ruraux dans les années trente. Une famille, sous l'unique lampe, est regroupée  et profite de ce moment de calme avant le coucher : la veillée.

Trois générations sont présentes, comme dans le jeu des 7 familles...La grand-mère, bien voûtée sous sa pélerine, que fait-elle ? Probablement un peu de ravaudage ou de tricot. La mère tricote aussi. La fille et le garçon lisent ou apprennent leurs leçons. Et les hommes, casquettes vissées sur le crâne, se sont encore versé un verre de vin. Le pépé lit le journal, et le père, fatigué par sa journée de travail, se repose.

J'ai pris beaucoup de plaisir à élaborer ce tableau. Avec un gout d'enfance et de vie paisible dans le coeur.

J'espère qu'il vous plaira aussi !

Gimp2009_03110001.JPG

18.05.2009

Je reviens très bientôt !

Voilà longtemps que je n'ai pas posté une note...

J'ai été très occupée par la préparation et le déroulement d'une exposition, et maintenant je suis en plein travail de création. Je suis en train d'élaborer la grande toile annuelle sur le thème "La vigne et le vin", et parallèlement je travaille aussi sur une toile plus petite sur le th-me "Dolce Vita". Ces thèmes vous inspirent ?

 

Je reviens bientôt.

Et en attendant, n'oubliez pas :

http://lesphotosdamande.blogspirit.com/

Et pour vous faire patienter, voici un de mes derniers tableaux à l'huile exposés :

All2009_04050011.jpg
Et un de mes derniers pastels exposés ausi :
All2009_04120004.jpg
Et à bientôt !!!

20.03.2009

Substitution

AllDSCN5564.jpg

Pour une exposition à thème, je devais peindre sur une toile de format 120 x 30. Format très allongé et un peu bizarre que je n’avais jamais utilisé.
J’avais fait deux portraits l’un au-dessus de l’autre, une femme d’abord, puis un homme, très typé oriental, genre « Fayoum », qu’elle semblait dominer malicieusement. Je n’étais pas très satisfaite du résultat, mais, prise par le temps, je n’avais pas pu recommencer autre chose. Je l’ai donc proposé à l’exposition, et il a été accepté.



Mais une fois l’exposition passée, j’avais laissé ce tableau en vue dans mon atelier. Je voulais le modifier et transformer cette scène un peu sibylline. J’avais pensé à un truc comme Judith et Holopherne, la belle attrapant les cheveux du pauvre homme décapité. Il fallait donc ensanglanter le cou et le bas du tableau, et changer l’expression de la jeune femme, un peu trop folâtre. Quelques bijoux pour la couleur locale…cela pouvait se faire.
Mais plus j’y pensais et plus cette idée me paraissait ringarde…Le thème a déjà été traité par de grands peintres…me confronter à eux me semblait assez prétentieux.

judith.jpg

Allori

judith-holopherne-1909.jpg

Klimt

Et puis les portraits de l’époque « Fayoum » sont si beaux, et le mien était plutôt moche.

Fayoumx3.jpg

Portraits du Fayoum

Gimp2009_03070008.JPG






Alors j’ai tout recouvert de mon noir fatidique afin de repartir sur tout autre chose. Ayant soif de peinture à l’huile et manquant de supports, j’ai décidé d’utiliser cette toile pour quelques pochades vite exécutées…J’ai préparé un découpage pour faire comme une pellicule de film…Et je me suis dit que j’allais y faire des portraits rapides, deux par séance, c’est à dire chaque portrait finalisé en une heure. L’urgence me stimule et m’oblige à aller à l’essentiel.




Voilà le résultat. Il n’y a que le dernier portrait qui a été fait « normalement », en deux heures, et en plus il était plutôt raté, et j‘ai dû le reprendre après, alors que pour les quatre premiers je n’ai rien retouché !


Franchement, je ne pense pas que ce dernier soit le meilleur.

J'espère vos commentaires, vos critiques, vos réflexions...

12.01.2009

Finir ?

Quand je peins un portrait devant un modèle vivant, j’ai devant moi deux heures et demie pour le faire.

A la fin de la séance, il est rare que ce soit fini. Généralement, je me suis centrée sur le visage, afin de peaufiner les traits du personnage, la ressemblance. Mais souvent les cheveux sont juste esquissés, le corps juste indiqué.
Je « termine » seule dans mon propre atelier, tranquille.
Tranquille, mais il n’y a plus le modèle. Alors il faut inventer un peu, essayer de compléter sans trahir, de rectifier les erreurs de tir, de ne pas « tuer » la peinture.
Hélas, c’est bien ce qui arrive quelquefois. Et l’œuvre prometteuse se disloque, le personnage bien saisi se fige, c’est foutu !
Ainsi, l’esquisse agréable au pastel sec de cette jeune fille s’est transformée en un portrait lourd, d’un académisme froid, raide et artificiel que je n’aime plus du tout, que je n’exposerai jamais.

AllDSCN4233.jpg


AllDSCN4461.jpg


Ainsi cette femme mystérieuse dont la sensualité m’inspirait, dont le contraste entre le visage dur et les formes pleines était si inhabituel, est devenue, lorsque je l’ai « terminée », trop lisse, façon poupée gonflable, le corps prenant trop de place et faisant oublier l’étrangeté du visage.

AllDSCN4401.jpg


AllDSCN4407.jpg


Alors ne vaut-il pas mieux parfois ne pas terminer ? Laisser agir le charme de l’inachevé ?
Mais peut-on se contenter d’une œuvre non terminée ? Où est la ligne à ne pas franchir ? Comment ne pas attirer des commentaires désobligeants au cours d’une exposition, du genre « Il n’est même pas fini, ce tableau ! »

Et c’est là qu’on rencontre ses limites quand on est comme moi un simple peintre amateur. D’ailleurs, un de mes profs disait : « Le vrai peintre, c’est celui qui sait s’arrêter, celui qui sait quand c’est fini. » Bouh !!!!!! Moi je ne sais pas toujours…ou plutôt je ne sais toujours pas, hélas !

Aussi, j’essaie désormais d’éviter de tout bouziller en voulant trop bien faire. Alors délibérément, quand c’est possible, je ne « finis » pas.

AnAllDSCN1624.jpg


Ou encore, je m’attache au seul portrait, limitant mes ambitions, pour avoir le temps de terminer devant le modèle.
Comme ça :

All2008_12200003.jpg


Mais c’est parfois frustrant…



27.10.2008

Ne me jette pas

Je vous propose d'aller visiter une exposition de groupe à laquelle je participe. Ma participation consiste en un tableau huile/collage. Ceux qui fréquentent mon photo-blog ont déjà pu le découvrir.

Vingt-et-un artistes ont participé à cette exposition, avec une œuvre chacun. Beaucoup de créativité dans ce groupe. Nous faisons trois expos par an dans le même lieu, sur un thème différent à chaque fois, je vous en ai déjà souvent parlé dans différentes notes.

Cette fois-ci le thème était : Ne jetez rien, c'est de l'art plastique ! Et vous pourrez voir ici ce que ça donne :

http://amandedouce13.spaces.live.com/

J'étais peu inspirée par le recyclage de déchets en oeuvre d'art.
Cependant, traînait dans mon atelier une vieille toile dix fois remaniée, un de ses avatars se trouve d'ailleurs photographié dans ce blog-photo :

http://lesphotosdamande.blogspirit.com/archive/2007/07/25...

Je gardais aussi des morceaux réussis de quelques dessins ratés, divers objets de provenances multiples...tous éléments dont je ne savais que faire et que je n'arrivais pas à jeter. Comme s'ils me disaient "Ne me jette pas..."
Et voilà comment, sur ma toile ratée, j'ai organisé tous ces éléments en collage. Mon premier collage...Il a fallu beaucoup réfléchir, harmoniser, intégrer...La couleur m'a beaucoup aidée.

http://lesphotosdamande.blogspirit.com/


Je ne suis pas une fana de l'art contemporain, les habitués de ce blog le savent, mais de me frotter à des artistes qui en sont familiers cela me permet d'enrichir ma culture et de mieux comprendre.
Inmanquablement, je reste dans le figuratif, l'abstrait pour moi est totalement ...abstrait. Et cela me fait rire quand de soi-disant artistes prétendent faire de l'abstrait, ceci afin d'échapper à la nécessité de faire des efforts pour atteindre une représentation figurative convaincante.
Les artistes qui ont participé à cette expo ont du talent et présentent parfois, sur d'autres thèmes, des oeuvres qui prouvent qu'ils ont toutes les cordes à leur arc, y compris celle du figuratif. Mais ils savent aussi s'en échapper.
Ils m'ont intégrée à leur groupe il y a quelques années, et je fais tout ce que je peux pour être à la hauteur. C'est stimulant !

Devant ces œuvres, certains me disent qu’ils n’éprouvent aucune émotion. On a tout à fait le droit de ne rien ressentir, mais il faut, à mon avis, rester curieux.
Dans cet expo, il y a un fil conducteur, c'est le thème : "Ne jetez rien, c'est de l'art plastique...". Et toutes les oeuvres tournent autour de ces trucs qu'on jette tous les jours.

Mon oeuvre préférée, c'est celle des sachets de thé que l'artiste a collectionnés au long des jours, qu'elle a assemblés en un collage minutieux et évocateur. On peut penser au temps qui passe, on peut penser aux petits moments agréables quotidiens vécus en buvant une tasse de thé, on peut penser à l'accumulation de ces déchets qui envahissent la planète. Elle a complété sa création avec un vieux rond de bois dont les couleurs sont en harmonie avec celles des sachets de thé, et qui évoque aussi beaucoup de choses, et au milieu elle a rajouté un vieux panier métallique utilisé par son pêcheur de mari pour les petits poissons ou les escargots de la cargolade catalane. Seulement il est percé, alors il est devenu inutile, on le jette ? non, on le colle au millieu du rond de bois et voilà trois sortes de déchets réhabilités : papier, bois, métal.

AllDSCF0233.jpg


Allez, à vous ! Laissez-moi un petit commentairequi me dira ce que vous pensez de l’expo, et si une des œuvres vous a particulièrement plu ! ;-)))



20.09.2008

Elle s’appelait Coco, c’était une artiste

Je l’ai connue grâce à ce blog, menée sur le sien de liens en liens. J’ai aimé sa peinture, je le lui ai écrit, elle m’a répondu. Elle aimait aussi ce que je fais.
Et puis elle est partie à la mi-août. Des suites d’une longue maladie, comme on dit. Elle avait l’âge d’être ma fille. Sa disparition m’a fait un choc, et pourtant je ne l’ai jamais vue…

http://coco-olivier.blogspirit.com/

http://www.corine-olivier.com

Je ne l’oublierai pas.

09.07.2008

L’esclavage moderne

Une association organise à la rentrée une exposition sur l’esclavage moderne, pour commémorer les faits d’esclavage. Et pour donner à sa manifestation un côté actuel, elle a ajouté l’adjectif « moderne ». Ils m’ont invitée à participer.

f6bf4ca645b82a86c7013ac7560adf04.jpg


Je réfléchis depuis quelques jours à ce que je pourrais mettre en scène pour illustrer "l'esclavage moderne".

Et voilà qu'en allant faire quelques emplettes chez mon marchand de couleur préféré (il n’y a guère que pour ça que je vais en ville…), et alors que je viens de garer ma voiture, je suis légèrement bousculée sur le trottoir par un grand gaillard d’une vingtaine d’années.
La tête baissée, un écouteur dernier cri vissé à l’oreille, il parle à voix haute dans le micro fixé à son t-shirt. « Mais non, tu comprends, avec Greg on a décidé… Mais non, je te dis, c’est pas possible ! Ecoute, je ne peux pas, là. Je te rappelle ! » Il ne m’a pas demandé pardon, il ne m’a même pas vue.

Quelques pas plus loin, je croise une jeune femme, le portable tenu à l’oreille, qui fait profiter tous les passants de sa conversation animée avec sa mère. « Maman, je t’ai déjà dit que je ne pouvais pas demain, Stéphanie a son cours de danse, Benoît va chez le dentiste, et j’ai un emploi du temps de fou pour les emmener, les ramener, comme tous les mercredis, quoi ! Ecoute, maman, je te rappelle ! »

J’arrive à la boutique. Feutrée, climatisée, ambiance cool. Je flâne devant les promotions de chassis entoilés et de boites de peintures assorties. Tout d’un coup près de moi, un grelot insistant. Une cliente bafouille un vague « excusez-moi » au vendeur qui la sert, et se lance dans un dialogue dont nous n’avons qu’une réplique sur deux, une passionnante histoire de barbecue raté chez Caroline ( ?) « Il faut que je te laisse, je suis chez « Carmin d’Alizarine ». Je te rappelle ».

4894ec6cb92a14aeac0694d6534cf2b0.jpg


Partout, cette peste sévit. A l’atelier, en début de séance, consigne est donnée : « coupez les portables ! » Mais à chaque fois au moins un des participants « oublie ». Et au milieu de la concentration artistique des peintres, la Lettre à Elise, le chant du coq (mais si !) ou Pink Martini (Je ne veux pas travailler !) retentit, incongru, et la confusion du coupable, le traditionnel « excusez-moi », la fuite précipitée dans le couloir, font lever une volée de protestations mi-agacées, mi-rieuses pendant que le directeur goguenarde « champagne ! » ou menace « la prochaine fois c’est le seau d’eau ! ».

Et au super-marché ? Dans tous les rayons je vois les chalands, leur bidule à l’oreille, qui discutent sur l’opportunité de prendre le camembert en promotion ou de préférer la marque habituelle…Pffff !!!!!

Je n’ai pas de portable. Je ne VEUX pas de portable.

N’est-ce pas cela, l’esclavage moderne ?

Mais franchement, je ne me vois pas peindre mon grand jeune homme, la jeune femme surbookée ou la copine de Caroline.
Je crois que je vais laisser tomber.

04.06.2008

Encore plus

Pour voir encore plus de tableaux de Amande : http://lesphotosdamande.blogspirit.com/

Toutes les notes