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13/02/2009

"Noces rebelles"

C'est un film assez dur.
Les conflits dans le couple sont violents et douloureux. Ils ne peuvent pas ne pas éveiller l’écho de ceux que chaque spectateur a pu vivre dans sa vie de couple. Des disputes violentes, la plupart d’entre nous en avons connues.
Mais pour certains ces « explications » passionnées éclaircissent la situation, débrouillent les problèmes, et laissent les protagonistes plus unis que jamais, ces disputes étant de celles qui "remettent les pendules à l'heure". Alors que les personnages de ce film, à chaque nouvelle violente altercation s'éloignent un peu plus l'un de l'autre.
Mais ce n'est pas que cela. C'est aussi un film qui décrit bien la routine et la veulerie de la vie quotidienne banlieusarde. Même si c'est une banlieue à l'américaine, petites villa coquettes, pelouses, terrasses et grosses voitures dans les allées.
Des images impressionnantes montrent le départ matinal de l’homme dans le train qui le mènera au travail, dans la foule des hommes tous étrangement ressemblants, par-dessus et chapeau mou, comme une foule de clones se rendant vers le même destin.
Tandis que dans la jolie maison la femme nettoie, range, fait la lessive, la poussière, comme toutes ses semblables occupées aux mêmes tâches, aux mêmes heures.
N’oublions pas que nous sommes dans les années cinquante, et que les femmes mariées sont forcément mères de famille et forcément femmes au foyer.

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Mais l’épouse modèle étouffe dans ce carcan. Elle rêve d’autre chose, ne veut pas se résigner à cette vie terne où tout est écrit d’avance. Et dans ce rêve la jeune femme prend la main, et sous prétexte de donner à son mari le temps de trouver sa vraie voie, inconsciemment sans doute, elle aspire à devenir le vrai chef de famille.
Kate Winslet est bouleversante. Léonardo de Caprio très "jeune cadre", surprend.

J'ai beaucoup aimé le rôle du fils mentalement dérangé de leurs vieux amis. Il met le doigt crûment sur les faiblesses des personnages et sur la faillite de leur beau rêve. Dépourvu de toute compassion, victime révoltée du système qui l’a lui-même broyé, il les remet sans pitié en face d’eux-mêmes .
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C'est un film qui m'a beaucoup, beaucoup plu. La réalisation en est remarquable.
Mais c'est vrai que c'est assez désenchanté, comme histoire, et triste.

25/12/2008

Australia

J’aime la peinture par-dessus tout, mais toutes les formes d’art m’intéressent, et en particulier le cinéma que je considère comme étant de la peinture qui bouge !

Je vous parlerai donc de temps en temps de mes impressions par rapport à certains films que j’aurai pu voir.

Je suis allée voir « Australia » en avant-première mardi soir.

L’histoire
A la fin des années 30, Lady Sarah Ashley, interprétée par Nicole Kidman, est une aristocrate anglaise coincée et têtue qui décide d’aller rejoindre au Nord de l'Australie, son mari, qu'elle soupçonne d'adultère. Elle le pense incapable de vendre l'immense domaine qu'ils possèdent sur place : Faraway Downs, et compte mettre de l’ordre, et dans la vie de son mari, et dans le règlement du problème de la vente du domaine qui n’en finit pas.
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Elle arrive pour découvrir que l'exploitation est au bord de la ruine, et que son mari vient juste d’être assassiné. Elle comprend vite que le régisseur du domaine, Neil Fletcher, homme sans scrupules, est de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s'en emparer. Elle le met dehors illico !

Pour rétablir sa situation fortement compromise, elle doit s'allier à un "cow-boy" local, un convoyeur de troupeaux un peu rustre appelé "Drover", et parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu'inhospitalières du pays afin de mener jusqu'à Darwin 1500 têtes de bétail pour les vendre à l’armée.

Mais ce n’est que le début…Je ne vous raconte pas toute l’histoire, car je ne voudrais pas la déflorer si vous décidez d’aller voir cette « fresque grandiose » (dixit la publicité).

En fait, commence comme Crocodile Dundee, ça continue comme un western, se poursuit par Autant en emporte le vent mitigé de l'Auberge du sixième bonheur, et se termine en attaque japonaise sur Darwin, façon Pearl Harbor.

Avec en filigrane un chamane aborigène photogénique, à la fesse élégante, toujours debout sur un seul pied, qui suit ainsi les protagonistes tout au long du film.
Et puis aussi, en accompagnement, les paysages incroyables et magiques de l'Australie.

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Nicole Kidman la joue excessif et n'a pas le physique de l'emploi : on a du mal à imaginer qu'elle soit assez costaud pour faire tout ça avec sa silhouette d'anorexique.
Son partenaire principal est beaucoup mieux en cavalier mal rasé qu'en costume de gentleman...Il tire à peu près son épingle du jeu.
Beaucoup de sentimentalisme autour d'un jeune métisse aborigène adorable aux yeux chargés de khôl, le petit fils du vieux chamane et fils du méchant régisseur félon qui, bien sûr, terrorisait sa mère, et refuse de le reconnaître comme fils.Australiawalters.jpg

Bon, pour ne pas épiloguer plus longtemps, le film a de bons moments, mais il est beaucoup trop long et encombré de grandiloquences et de pathos inutiles, parmi lesquels la repentance obligée envers les métisses, "génération volée", exploités par leurs méchants géniteurs.

Bref : si vous me donniez des ciseaux, en enlevant une bonne heure de pellicule, en choisissant une actrice ayant plus de carrure et en évacuant quelques personnages superflus et insuffisamment campés, en supprimant un fagot d'invraisemblances et quelques brassées de bons sentiments larmoyants et pléthoriques (je suis sentimentale moi-même, mais point trop n’en faut…) je vous en ferais un film bien sympa.

Vous pouvez y aller quand même, dans l’ensemble on ne s’ennuie pas, mais pensez à manger avant et à prendre vos précautions : la séance est longue et sans entracte !