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27/02/2011

Après la bataille

Après bien des retouches, des reprises, des repentirs, je crois que ce portrait est terminé ! 

 

Avant

 

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Après

 

portrait, huile, peinture

Qu'en pensez-vous ?

 

 

 

 

13/02/2011

Le carton et la toile

Après des semaines de travail au pastel l’envie de l’huile me démangeait.

Ayant récupéré des cartons d’emballage d’un format satisfaisant, j’ai essayé de faire un portrait sur un de ces cartons, à l’huile.

Malheureusement, il n’est pas donné à tout le monde d’être aussi génial que Toulouse-Lautrec, et mon portrait sur carton a été un bide.

 

Déjà, le modèle, une jeune femme, ne m’inspirait guère. Cheveux courts enserrés dans un bandeau orange, elle portait une robe de style grec d’un bleu électrique. Elle était assise dans un fauteuil jaune, et derrière elle un grand tissu magenta…Trop de couleurs tue la couleur, j’étais perdue.

En plus, le carton boit l’huile et la peinture se fige vite. Et ça je le sais, mais ça surprend quand même, surtout quand on ne l’a pas pratiqué depuis plusieurs années.

 

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 Toulouse-Lautrec

 

Aussi, cette semaine, j’ai pris une toile que j’avais préparée granuleuse à souhait, comme cela me plaît toujours. Le lisse me plonge dans l’ennui…

Le modèle de cette nouvelle séance était habillé aussi, mais l’harmonie des couleurs était bien meilleure. De longs cheveux libres, vêtue de violet, elle était assise dans le même fauteuil, cette fois recouvert d’un tissu rouge, et portait une quantité de gros colliers très décoratifs.

Tous les éléments étaient réunis pour que je prenne le maximum de plaisir, ce qui s’est produit. J’étais très fière de moi.

 

Et puis mon enthousiasme a été douché, comme souvent, parce qu’avec le recul, je me rends compte qu’il y a des tas de choses qui ne vont pas.

Des épaules trop carrées, un bras mal fichu, un oeil bizarre...Sans compter tout ce qui devra être terminé : la main, les cheveux, le fond, la robe, les colliers...

Et voilà encore une toile qu’il va falloir beaucoup travailler avant qu’elle soit présentable. Mais ce sera avec tellement de plaisir !

Alors…patientons, travaillons, prenons du plaisir !

 

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29/08/2010

Ma deuxième statue-puzzle (fin)

Pour mener à bien l'assemblage il faut tâtonner, faire des essais avant de procéder au collage qui sera définitif : pas le droit à l’erreur !

 

Il faut aussi penser aux laçages qui deviendraient impossibles la statue une fois terminée. Donc les placer avant le collage, mais sans les serrer définitivement, pour pouvoir éventuellement les adapter aux pièces voisines.

 

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Les morceaux assemblés doivent être calés pendant le séchage de la colle.

 

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Et enfin l’assemblage est fini !

 

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Reste à finir de combler les interstices entre les pièces, ils sont dus au jeu des rétractions, aux difficultés d’assemblage qui obligent à « tricher » pour obtenir des formes harmonieuses.

Je les remplis avec des copeaux de terre cuite, du sable de couleurs variées.

 

Et enfin, une cire incolore va relever les coloris de la terre et des engobes et parfaire la finition.

 

Et voilà, elle est terminée ! Je suis ravie d'être parvenue à mes fins, car le défi n'était pas mince !

 

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29/07/2010

Ma deuxième statue-puzzle (3)

 

 

Ma statue s’est trouvée ainsi débitée en deux douzaines de morceaux que j’ai laissés sécher plusieurs semaines. 

 

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Dès qu’ils ont été suffisamment secs, je les ai travaillés un par un, polissant certaines surfaces, ponçant les engobes déposées sur les impressions pour faire apparaître des lacis colorés en forme de dentelles.

 

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Et puis un jour, le cœur battant, j’ai tenté la reconstitution de la statue avec les morceaux encore crus, « pour voir »…Et j’étais très contente, parce que tout semblait nickel.

 

 

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J’ai encore laissé sécher plusieurs semaines, et j’ai ensuite procédé à la cuisson des tessons. Aucun problème n’est intervenu au cours de cette importante étape. C’est sans grand danger de cuire des tessons, ça l’est beaucoup moins que de cuire une statue entière lorsqu’elle est de taille assez importante.

 

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Ensuite est venu le moment d’assembler les morceaux du puzzle !

Opération délicate, car à la cuisson les morceaux se déforment. Les parties courbes accentuent la courbure. Les tessons n’ont pas tous la même rétraction, puisqu’ils sont tous différents et que beaucoup sont composites, avec des terres d’indices de rétraction différents.

 

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A suivre…

15/04/2010

Ma deuxième statue-puzzle (2)

J’ai opéré ces inclusions à différents endroits du corps, j’aime les variations de couleurs et de textures. Ma terre de base est rouge et chamottée. C’est-à-dire qu’il y a été mêlé de la poudre de terre cuite. Cela la rend plus « rustique », plus rugueuse. En incluant la terre rose et la terre blanche qui sont plus « plastiques », plus lisses, j’apportais des plages de douceur dans des endroits choisis du corps.

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J’ai pris grand plaisir ensuite à tendre les volumes, à affiner amoureusement les courbes de mon buste.

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Puis, j’ai pratiqué des impressions avec des dentelles diverses, des tissus grossiers.

 

J’ai tracé dessus des « chemins de sable » de couleurs différentes que j’incrustais délicatement dans la terre en la martelant doucement avec un outil de bois, ignorant totalement ce que ça donnerait à la cuisson, car je ne l’avais encore jamais fait.

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Pour terminer, j’ai peint avec des engobes colorées turquoise et rouille d’autres « chemins ». J’avais dans la tête les merveilleuses photos de Hans Silvester consacrées à la tribu des Omos :

http://cid-140281621db6296a.skydrive.live.com/self.aspx/T... 

et sans les copier j’étais imprégnée de cet esprit de beauté de la nature.

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Mais quelque chose me chiffonnait encore : c’était cet aspect « moignon » donné par la coupe brutale des membres et du cou, comme tranchés à la hache. Alors, j’ai eu l’idée de rajouter quelques boulettes irrégulières qui donnaient une impression d’effritement, comme si la terre se délitait aux extrémités. J’y ai fait couler des engobes turquoise qui augmentaient le brouillage des formes.

  

Et lorsque toutes ces opérations décoratives ont été terminées, après quelques jours d’attente sans protection, pour que la terre se raffermisse bien, est venu le moment décisif du découpage de la statue en morceaux. C’était angoissant, mais j’étais aussi très excitée par l’importance de cette phase apparemment destructrice.

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 C'était le moment décisif de la transformation de mon buste en puzzle...

A suivre...

14/04/2010

Ma deuxième statue puzzle

En 2007, j’avais publié ces deux articles pour parler de l’élaboration de ma première « statue-puzzle ».

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2007/01/14/ma-statue.html#comments

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2007/01/17/ma-statue-suite.html#comments

 

Cette relation se terminait ainsi :

 

« Mais dès ma statue finie, il m’est venu le désir de reprendre l’expérience, de renouveler ce processus long et périlleux, comme une grossesse difficile, et de donner naissance à une seconde statue du même sel.
La première a mis 4 ans à mûrir dans mon esprit et à venir au jour. La seconde est en gestation. Elle naîtra, j’en suis sûre… »

 

 

Il m’a fallu, en effet, quelques années de réflexion pour mettre à exécution mon projet d’une deuxième statue. Il a fallu aussi attendre que physiquement je sois un peu requinquée pour pouvoir reprendre le travail de la terre, tellement plus physique que la peinture ou le dessin.

 

Je voulais que cette nouvelle statue soit la sœur de la première, une sœur, mais pas un clone. Depuis longtemps j’avais collectionné des images, des photos qui m’inspiraient. Et petit à petit émergeait l’idée de faire un buste couché, cambré, vibrant, dans une pose qui n’évoquerait nullement la détente et le repos.

 

La première statue était plutôt « cuir et métal ». Elle avait été patinée avec une cire qui renforçait les teintes rouges, brunes ou roses des terres que j’avais utilisées, et les laçages en étaient de cuir ou de cuivre. C’était une guerrière…

 

Pour la seconde j’ai voulu plus de douceur, de féminité tendre.

Je voulais qu’elle évoque la femme et ses blessures, la nature, la vie, et la mort : ce retour à la terre qui est l’aboutissement inéluctable pour tout être vivant.

 

En été 2008, j’ai commencé la première étape : le modelage du buste. Contrairement à la première fois, je n’avais pas l’intention d’utiliser le moule de plâtre que j’ai pourtant conservé. De plus, je n’avais pas là de modèle vivant et j’ai travaillé en m’aidant de photos de nus et de mes propres dessins. Ce fut ardu. Après quelques semaines je ne savais plus bien si j’étais satisfaite ou pas du travail accompli. J’ai soigneusement recouvert ma statue de chiffons humides et de sacs en plastique et je l’ai laissée dormir presque un an, en entretenant soigneusement l’humidité des chiffons pour la conserver bien souple.

 

En été 2009, j’ai décidé de m’y remettre et je lui ai fait revoir le jour.

Mais la pose que j’avais prévue au début donnait un résultat qui ne me satisfaisait plus :

 

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Cette jambe levée était bizarre, et je n’avais pas l’intention de modeler plus de longueur pour les cuisses, la statue mesurant déjà une bonne soixantaine de cm de long.

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J’ai donc tranché dans le vif et fait les deux jambes jointes. Déjà c’était mieux !

 

Petit à petit la silhouette s’est dégagée des boulettes de terres que j’ajoutais ici ou là.

 

Les formes commençaient à me sembler conformes à mon projet. La statue était cambrée, je pouvais passer la main sous ses reins, comme je l’avais imaginé !

 

 

Lorsque sa forme m’a semblé satisfaisante, j’ai commencé à y faire de profondes incisions pour faire dans la terre rouge des inclusions de terres de couleurs différentes, blanche, rose, noire.

 

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A suivre…

 

 

10/09/2009

Un vernissage ordinaire

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je participe chaque année à une exposition de groupe dans les rues d’un village du cru, au cru d’ailleurs célèbre et connu des amateurs de VDN (Vin Doux Naturel).

 

 

En avril on nous donne une toile de 1,5 x 1 mètre, et nous nous engageons à rendre la toile ornée de notre œuvre début juin. Thème unique et récurrent : la vigne et le vin.

 

J’en ai parlé plusieurs fois dans ce blog :

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2006/04/21/la-vigne-et-le-vin-premier-chapitre.html

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2006/07/10/de-l-amour-et-du-vin.html

 

http://amande-douce.blogspirit.com/archive/2007/07/index.html

 

Depuis déjà pas mal de temps j’avais envie de faire un tableau-charge sur la cérémonie du vernissage.

 

J’ai donc choisi ce thème pour ma toile 2009 : aux vernissages on boit du vin, non ?

 

J’ai créé un nouvel album pour illustrer l’élaboration de cette toile pour laquelle j’ai choisi une gamme de couleurs assez différente de mes couleurs habituelles. Vous jugerez vous-mêmes !

 

 

J’ai décrit l’ambiance habituelle des vernissages après le discours d’usage : les amies qui se retrouvent et ont plein de choses à se dire, les couples qui se forment, et surtout ceux qui ne sont venus que pour avaler le plus possible de morceaux de quiche ou de chips-cacahuètes, généreusement arrosés…de VDN !

 

Et tout le monde se fiche complètement des tableaux !!!

 

C’est une charge, je vous l’ai dit, mais c’est quand même très proche de la réalité !

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14/07/2009

Rangements

J'ai entrepris depuis déjà plusieurs jours un grand rangement dans mon atelier personnel. Et ce n'est pas du luxe.

Méthodiquement je mets de l'ordre dans mes placards remplis de matériels ou d'œuvres.

Et je retrouve des choses !!!

Je ne me souvenais pas être si riche en émaux...Un vrai trésor. Mais comme je ne compte pas me remettre à la céramique, un jour ou l'autre il faudra bien que je m'en débarrasse.

Et depuis deux après-midi, je suis en train de ranger mes travaux sur papier. Je retrouve des dessins, des pastels, des peintures de mes débuts. Certains ne méritent que la poubelle, et j'ai jeté un sac de cents litres de pastels et de dessins déchirés...

Mais quelques rescapés retourneront s’entasser dans mes placards en attendant l'auto da fé qui suivra ma disparition...Mais non, je rigole, mes proches s'arracheront ces souvenirs de moi...au moins puis-je l'espérer !

Et voici quelques unes de ces choses qui resteront jusqu’à nouvel ordre sur mes étagères :

Deux de mes premières peintures à l'huile sur papier :

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Des dessins au pastel croquis rapides devant modèle vivant et retravaillés ensuite en atelier:

 

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Une encre aquarellée figurant une allégorie de Gaïa exécutée pour une exposition à thème :
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En forme d'oeuf autour de la figure, on peut lire quelques phrases célébrant la paix et le rôle de la femme :

"Ubi solitudinem faciunt, pacem apellant" (Où ils font un désert ils disent qu’ils ont donné la paix)

"Omnia vincit amor "(l’amour triomphe de tout)

"La femme est l’avenir de l’homme"

 

Et je vais continuer ce rangement jusqu'à ce que mon atelier soit exemplaire...j'ai hâte d'avoir terminé, car j'ai plein de projets pour remplir encore mes placards... 

 

 

 

14/06/2009

L'évènement !

Oui, un évènement ! Depuis la création de mon blog photo :

http://lesphotosdamande.blogspirit.com/

je n'avais pas ouvert ici de nouvel album.

Je viens de le faire pour décrire l'élaboration de la toile que j'ai créée pour une exposition de groupe dont le thème était : "la Fée Electricité". Je vous engage donc à le visionner, en haut et à droite de cette page, sous ce titre "La Fée Electricité".

J'ai voulu y décrire l'arrivée de l'électricité dans les foyers ruraux dans les années trente. Une famille, sous l'unique lampe, est regroupée  et profite de ce moment de calme avant le coucher : la veillée.

Trois générations sont présentes, comme dans le jeu des 7 familles...La grand-mère, bien voûtée sous sa pélerine, que fait-elle ? Probablement un peu de ravaudage ou de tricot. La mère tricote aussi. La fille et le garçon lisent ou apprennent leurs leçons. Et les hommes, casquettes vissées sur le crâne, se sont encore versé un verre de vin. Le pépé lit le journal, et le père, fatigué par sa journée de travail, se repose.

J'ai pris beaucoup de plaisir à élaborer ce tableau. Avec un gout d'enfance et de vie paisible dans le coeur.

J'espère qu'il vous plaira aussi !

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20/05/2009

La céramique

La céramique est le premier moyen d’expression que j’ai choisi avant de travailler la peinture.

J’étais attirée par son côté permanent, durable.

Mon idée, c’était de créer des mosaïques en fabriquant moi-même les morceaux à juxtaposer.

Ces fragments ne seraient pas des petits carrés réguliers, comme dans les mosaïques romaines, ni des morceaux de carrelage, comme dans la mosaïque catalane à la Gaudi. En fait, je les concevais comme les morceaux d’un puzzle que j’aurais créé. Un puzzle « en dur », en quelque sorte !

Le point de départ à chaque fois : un dessin. Croquis de nu, ou dessin d’imagination que je retravaillais pour répondre aux contraintes du morcellement, tout comme travaille un maître verrier pour créer un vitrail.

Puis, j’étalais ma terre en une plaque régulière, et je découpais les morceaux. Après séchage, ponçage, une première cuisson, je les émaillais (ou pas, suivant la couleur désirée) et les cuisais une deuxième fois.

Restait à les assembler/coller sur un support en bois.

 

J’ai pris beaucoup de plaisir à travailler ainsi. Mais quel travail ! Entre la conception de la maquette et la phase finale il se passait quelquefois plusieurs mois. J’en avais toujours plusieurs en cours à la fois, mais quand même, c’était long. Et puis on en a vite fait le tour, et cela devenait répétitif. Les panneaux étaient fragiles et ne supportaient pas toujours très bien les conditions d’exposition car le bois travaille, la céramique collée dessus ne peut que fendre quand le bois se dilate… Je passais trop de temps à restaurer les tableaux abîmés, j’ai arrêté.

Sans regret, parce que j’étais arrivée au bout de mon projet et j’avais envie d’autre chose.

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Vous pouvez voir la plupart des céramiques que j'ai créées sur mon photoblog dans lequel je viens de les publier :

http://lesphotosdamande.blogspirit.com/

Et pensez à me laisser un petit commentaire pour me donner vos impressions !!!