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17/01/2009

En rogne

Hier, séance de portrait.
Depuis quelques jours je ne suis pas en forme, mais j’avais très envie de cette séance, et comme chaque vendredi je suis allée à l’atelier d’art.
Le modèle est une belle fille, de type méditerranéen, comme elle le dit elle-même. Moi je lui trouve un petit air égyptien.

J’ai emporté deux toiles. Une petite en format 10M (les amateurs avertis comprendront de quoi il s’agit), et une autre plus grande en format 20F. Sur cette toile plus grande, j’ai prévu de rassembler plusieurs portraits, pour former une sorte de groupe, c’est un projet récent.

Le modèle installé, je prends la grande toile pour la commencer. Je dessine un croquis du visage…Mais je ne me sens pas convaincue. Cette fille brune a un visage assez inexpressif, mais des seins magnifiques. Et justement, d’après le plan que j’ai prévu…on ne les verra pas.
Première rogne. J’ai perdu un quart d’heure.

J’efface tout, et je change de toile. Je recommence à tracer le croquis du visage. Je me trompe, je le fais trop grand. J’hésite un moment, mais la séance est déjà amputée d’une demie-heure. Je ne vais quand même pas recommencer !
Deuxième rogne !

Résultat, n’entrent dans ma toile que la tête et le haut du buste. Pas possible d’y faire figurer les bras, les mains, de donner l’attitude, d’indiquer le déhanchement sensuel…
Troisième rogne !
Tant pis, il faut peindre, maintenant, trois quarts d’heure sont passés !

Alors je peins. Quand la pause de demie-séance arrive, je n’ai pas fait grand chose, juste du remplissage.
Je ne suis pas contente du tout, mais alors pas du tout !!!

A la reprise, je m’évertue sur la ressemblance. Et petit à petit elle se fait. Les grands yeux trop maquillés, la bouche aux lèvres minces, les cheveux en vagues floues. Je n’aurai pas le temps de travailler le corps, le temps passe trop vite. Alors je patouille carrément au doigt pour étaler la couleur sur les seins, le haut du ventre, l’intérieur des bras.
C’est une toile que j’ai préparée en striant au peigne la peinture noire du fond, et en la saupoudrant de sable fin. Etaler au doigt est une erreur, car cela noie les aspérités, et empêche de profiter de la surprise incongrue des reliefs que j’aime tant.
Je me donnerais des claques, j’ai tout faux !

En fin de séance, le constat est bien triste. C’est elle, bien sûr, c’est ressemblant. Mais picturalement, ça ne vaut pas un clou ! Et en plus, elle aussi a l'air en rogne !
Je vous montre ? Eh bien oui, buvons la coupe jusqu'à la lie...

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Cet après-midi, quand je l’ai retrouvée sur le chevalet de mon atelier, je n’ai pas été rassérénée. Définitivement loupé. Irréparable. Sans intérêt aucun.
Alors j’ai pris un chiffon et du white spirit, et j’ai tout barbouillé, effacé, épongé, et j’ai remis une couche de noir par-dessus.On n’en parle plus !

Ouf, ça va mieux ! Je ne suis plus en rogne du tout.

Et le reste de l’après-midi j’ai repris tranquillement d’anciennes toiles à terminer, et je me suis bien amusée. J’ai retrouvé ma sérénité. Et j’ai fait du bon travail, cette fois-ci !

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12/01/2009

Finir ?

Quand je peins un portrait devant un modèle vivant, j’ai devant moi deux heures et demie pour le faire.

A la fin de la séance, il est rare que ce soit fini. Généralement, je me suis centrée sur le visage, afin de peaufiner les traits du personnage, la ressemblance. Mais souvent les cheveux sont juste esquissés, le corps juste indiqué.
Je « termine » seule dans mon propre atelier, tranquille.
Tranquille, mais il n’y a plus le modèle. Alors il faut inventer un peu, essayer de compléter sans trahir, de rectifier les erreurs de tir, de ne pas « tuer » la peinture.
Hélas, c’est bien ce qui arrive quelquefois. Et l’œuvre prometteuse se disloque, le personnage bien saisi se fige, c’est foutu !
Ainsi, l’esquisse agréable au pastel sec de cette jeune fille s’est transformée en un portrait lourd, d’un académisme froid, raide et artificiel que je n’aime plus du tout, que je n’exposerai jamais.

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Ainsi cette femme mystérieuse dont la sensualité m’inspirait, dont le contraste entre le visage dur et les formes pleines était si inhabituel, est devenue, lorsque je l’ai « terminée », trop lisse, façon poupée gonflable, le corps prenant trop de place et faisant oublier l’étrangeté du visage.

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Alors ne vaut-il pas mieux parfois ne pas terminer ? Laisser agir le charme de l’inachevé ?
Mais peut-on se contenter d’une œuvre non terminée ? Où est la ligne à ne pas franchir ? Comment ne pas attirer des commentaires désobligeants au cours d’une exposition, du genre « Il n’est même pas fini, ce tableau ! »

Et c’est là qu’on rencontre ses limites quand on est comme moi un simple peintre amateur. D’ailleurs, un de mes profs disait : « Le vrai peintre, c’est celui qui sait s’arrêter, celui qui sait quand c’est fini. » Bouh !!!!!! Moi je ne sais pas toujours…ou plutôt je ne sais toujours pas, hélas !

Aussi, j’essaie désormais d’éviter de tout bouziller en voulant trop bien faire. Alors délibérément, quand c’est possible, je ne « finis » pas.

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Ou encore, je m’attache au seul portrait, limitant mes ambitions, pour avoir le temps de terminer devant le modèle.
Comme ça :

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Mais c’est parfois frustrant…



03/01/2009

Fantaisie

Petit jeu : Posez votre curseur dans le bleu du bassin, et cliquez, ici ou là...pour nourrir mes petits poissons !



Charmant, non ?
Merci à Chrysalia qui m'a permis cette découverte...

http://abowman.com/google-modules/fish/

22:50 Publié dans Jeux | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poissons, jeu, couleurs

01/01/2009

Bonne année à tous !!!

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00:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bonne année