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03/04/2006

La peinture à l’huile et la peinture acrylique

On me demande pourquoi je peins à l’huile et non à l’acrylique.
J’ai essayé, mais cela ne p’a pas plu.

D’abord, ayant déjà pratiqué plusieurs années la peinture à l’huile, je ne retrouvais pas « mes » couleurs. Les mélanges donnaient des résultats différents de ceux auxquels je m’attendais. J’obtenais des couleurs boueuses ou pétard, je m’agaçais, perdais du temps, gâchais la peinture ( et elle n’est pas donnée)… bref, j’ai remisé mes acryliques au placard vite fait et retrouvé avec bonheur mes tubes de Winton, de Rembrandt, de Lefranc.

Et il n’y avait pas que les problèmes de couleur, car j’aurais pu persévérer et me créer ma palette à force d’essais et d’expériences. Mais la texture me déplaisait aussi. L’acrylique, je trouve ça plat, sec, sans chair. Au séchage les couleurs changent. La peinture acrylique a une transparence déroutante : avec l’huile, je peux aller de l’opaque au transparent à mon gré, je fais ce que je veux. Je posais une lumière sur un front ou une pommette, et cinq minutes après cette touche avait perdu toute luminosité, toute émotion. Il fallait y revenir sans cesse, sans cesse surcharger, et j’étais toujours déçue de ne pas la retrouver au bout de cinq minutes…


Et puis encore, j’aime travailler sur une peinture mouillée, l’étirer ou la détourner en la « patouillant ». Le grand mot est lâché : j’aime patouiller dans ma peinture grasse, y revenir comme j’en ai envie, même un quart d’heure après. Avec l’acrylique, pas moyen, c’est déjà sec, on ne peut que superposer, j’ai l’impression que la peinture m’échappe, qu’elle me refuse. Ma peinture à l’huile est toujours accueillante, complice, moelleuse.

La peinture à l’huile est sensuelle, vivante, souple. On peut la reprendre le lendemain, encore humide, et fondre entre elles les touches trop dures, estomper, faire des frottis…

Et l’odeur ? me dit-on. Je travaille uniquement avec du white-spirit désodorisé. Je n’utilise l’huile et les médiums de séchage rapide qu’en finitions. J’ai abandonné la térébenthine car certains de mes compagnons d’atelier font des allergies ou supportent mal l’odeur en milieu confiné… elle ne me manque pas.

18:10 Publié dans Arts Plastiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : peinture

Commentaires

quand tu décris ta pratique de l'huile : quelle sensualité! celle la meme que l'on retrouve dans tes croquis de nus!!
C'est tout un programme chez toi!
A propos de l'acrylique, as tu essayé des liants qui donnent presque les meme textures que l'huile ?
je ne peints qu'a l'acrylique, mais la description de ton "corps à corps" accueilli dans le "moelleux et la complicité" de tes Rembrandt et Lefranc, me donne vraiment envie d'essayer. ;-)))

Écrit par : coco | 05/04/2006

Amande qui m'a fait un compliment sur ma petite aquarelle !

Elle est sur mon blog, exposée, pour la première fois de sa vie de petit papier peint...

me donne encore plus envie de "reprendre" le pinceau .... merci Amande

Écrit par : sylvie | 08/04/2006

Les commentaires sont fermés.